16.01.2008

La nouvelle gare à Rouen : oui, mais...

La nouvelle gare à Rouen, tout le monde en parle en cette période d'élection. Et pour cause, celle-ci est indispensable. L'actuelle gare est dans un site encaissé, coincée entre deux tunnels, et sa saturation est proche.

En effet, des potentiels de développement existent sur toutes les liaisons existantes, que ce soit vers Paris, vers le Havre, vers Caen, vers Dieppe, et vers Amiens. Il en existe aussi pour les liaisons périurbaines vers Yvetot, Elbeuf-Saint-Aubin, le Val-de-Reuil et Darnétal. Par ailleurs, certaines lignes réouvriront de manière probable à moyen terme comme Rouen - Elbeuf ville et Rouen - Evreux.

Seulement, il faut savoir raison garder. Le site retenu est celui de Rouen - Saint-Sever est bien sûr le plus pertinent, comparé à d'autres sites envisagés comme Rouen-Orléans qui est innondable et difficilement connectable au réseau urbain ou Sotteville qui est excentré.

Mais il faut raccorder cette gare à la ligne allant vers Le Havre et Dieppe, puisqu'il n'est pas question que les trains Paris - Le Havre fassent demi-tour dans cette gare, cela ferait perdre un certain temps aux usagers. Pour celà, il faut construire une ligne nouvelle, passant en tunnel sous la Seine, puis remontant pour aller se connecter avec la dite ligne.

Et c'est là le hic. Les cartes présentant un joli raccordement à Déville ne tiennent pas compte de la déclivité atteignant les 80 mètres. Or en arrivant sur une gare, si la pente est trop importante, la vitesse des trains est limitée à 30 km/h. Ce qui ferait aussi perdre pas mal de temps aux usagers venant du Havre, et nécessiterait par ailleurs des trains aptes à la montagne. A titre d'exemple, les trains Corail de la Maurienne sont tractés par deux locomotives d'une puissance équivalente à celle des corail Normandie.

Par ailleurs, se connecter à Déville nécessite de détruire beaucoup de maisons. Il faudra donc remonter en longeant l'A15 pour rejoindre la ligne existante à Malaunay. Ce n'est pas impossible, mais ça a un coût. La gare est estimée à 1 milliards d'euros en tenant compte des aménagements annexes dont fait partie cette nouvelle ligne. Ce qui veut dire qu'elle verra le jour dans 20 ans si tout va bien. D'ici là, il ne faudra surtout pas se retrancher derrière ce projet lointain pour laisser la situation du ferroviaire normand se dégrader par manque d'investissement.

04.01.2008

Des nouveautés sur le réseau de bus à partir du lundi 07 janvier

A partir de lundi, les horaires de lignes T2, T3, 4, 22 et 31 sont modifiés.

Les lignes T2 et T3 voient leurs horaires légèrement retouchés pour permettre certaines correspondances.

La ligne 22 est légèrement renforcée en période scolaire, mais voit sa fréquence diminuée en dehors.

La ligne 31 voit plusieurs départs créés pour mieux desservir le lycée des bruyères et le lycée val de seine.

Enfin, la ligne 4 voit son offre très nettement améliorée. Cette amélioration concerne essentiellement les périodes creuses : le soir, les vacances scolaires, les samedis (on passe de un bus toutes les 13 minutes à un bus toutes les 11 minutes l'après-midi) et les dimanches (on passe de un bus toutes les 30 minutes à un bus toutes les 20 minutes l'après-midi).

Il est vrai concernant cette dernière que la fréquentation est au rendez-vous, y compris lors des périodes creuses. Je ne peux en tant qu'usager de cette ligne que me réjouir de ces améliorations. Je formule néanmoins un voeu pour cette année : des couloirs de bus supplémentaires pour que la régularité soit améliorée.

28.12.2007

Pour vous j'ai testé : cy'clic

Aujourd'hui fut pour moi l'occasion de tester le nouveau système de vélos en libre service rouennais, cy'clic.

Au niveau tarif, j'optai pour l'abonnement à un euro valable un jour : je n'avais pas envie de débourser 25 euros, soit presque autant qu'à Paris pour un service quantitativement 100 fois moindre (oui, il y a grosso modo 100 fois moins de vélos et de stations qu'à Paris).

Lors de la prise du vélo, j'eus une très heureuse surprise : on ne pédale pas dans du beurre comme à Paris. Le braquet a été prévu pour qu'on ne mouline pas comme un malade pour avancer. J'ai donc décidé de faire un tour de différentes stations pour découvrir (d'ailleurs, quelqu'un a-t-il vu la station CHU-Germont?).

Si les pistes cyclables ont été rares sur mon trajet, je n'ai pas eu de difficulté majeure avec les automobilistes, y compris sur les quais (bon, j'avoue, j'ai déjà fait du vélib sur les champs élysés, alors c'est pas ça qui va me faire peur). Ah oui, comme à Paris, les voitures ont tendance à stationner en double file sur les pistes cyclables (en l'occurence, rue Martainville), ce qui me donne envie d'en détruire le rétroviseur gauche d'un coup de rangers rageuse.

A l'arrivée je reposai mon vélo sans encombre sur l'une des eux stations du cours clémenceau. C'est là que je vis le premier cy'cliqueur de ma journée en dehors de moi. J'imputai cette faiblesse du trafic au fait que nous fûmes (concordance des temps) en pleine trêve des confiseurs et que le système n'était en place que depuis très peu de temps.