01.02.2008

Elections municipales : les priorités en matière de transport pour la prochaine mandature

La campagne des municipales commence à battre son plein. Voici en bref ce qui me semble être prioritaire pour les 6 prochaines années en matière de transport au niveau de compétences communales et d'agglomération :

Transports en commun :

La tarification intermodale (un seul billet quelque soit le mode de transport) est essentielle. Cela signifierait une baisse du prix des transports en commun là où il est réellement prohibitif, et ce serait autrement plus efficace qu'une baisse pure simple du ticket à l'unité par exemple. Seraient concernés le cy'clic (même si monsieur Menguy m'a convaincu de prendre un abonnement annuel), les bus, mais aussi le car et le train, qui là sont hors domaine mais doivent être intégrés. Cela doit aussi aboutir à des plans de transport en commun uniques (et non plus un plan pour le bus, un pour le train...). En gros, ce qui se fait à Paris depuis 30 ans.

Les aménagements de lignes principales (4, 7, 10, 21) sont indispensables. Couloirs de bus, arrets aux normes d'accessibilité pour les handicapés... Il est nécessaire que les lignes de bus desservent le centre ville sans rupture de charge. Bien sûr, ils polluent et font du bruit, mais c'est sans commune mesure avec ce qu'on aurait si les déplcements des usagers du bus se feraient en voiture.

Du côté du métro, il doit être étendu, mais plutôt au zénith que au CHU, car cela permettrait de faire un parking d'entrée de ville (en réutilisant celui existant à cet endroit). Des nouvelles rames sont indispensables pour que sa fréquentation puisse continuer d'augmenter.

Vélos :

Extension du système cy'clic dans le mesure du possible (hélas, ça risque d'être limité), plus de pistes cyclables et de double sens cyclables et possibilité de monter son vélo dans le bus, comme cela est déjà possible à certaines heures dans les 4 et 7.

Fluvial :

Des navettes fluviale vers Rouen n'auraient aucun sens car la population est peu importante les long des berges de la Seine. En revanche, des navettes traversières comme par exemple entre Amfreville et Sotteville, qui seraient réservées aux piétons et aux vélos feraient gagner un temps fou. Encore que, on mord peut-être sur les compétences du département.

 

30.01.2008

Il y a-t-il un voyageur dans le TEOR?

En ce moment, il se murmure que le TEOR roulerait à vide (ou presque) dans le centre-ville, et qu'il faudrait donc le remplacer par des véhicules plus petits, en l'occurence des navettes électriques, qui seraient plus écologiques, en tout cas, sûrement pas plus économiques puisque le coût d'un minibus électrique est supérieur à celui d'un bus articulé.

Etant sceptique sur l'affirmation du TEOR a vide, je suis allé faire des comptages en heure creuse. Et voici les résultats :

- de 11h30 à 11h50 à Saint-Marc (j'ai arrêté avant les grosses sorties d'établissement scolaires), la fréquentation moyenne s'élevait à 20 personnes par bus, le minimum étant à 10 le maximum à 30

- de 15h à 15h30 au théâtre des arts la fréquentation moyenne s'élevait à 40, le minimum étant à 20 et le maximum à 60, les bus donnaient tous l'impression d'être remplis à part quelques exceptions

Sachant que la capacité d'un articulé est de 80 personnes (au delà, c'est théoriquement possible, mais difficilement tenable), les bus roulent au quart de leur capacité le matin à Saint-Marc et à mi-capacité l'après-midi au théâtre des arts. Ces chiffres ne sont pas si mauvais pour une heure creuse (d'autant plus que à 40 dans un bus articulé, on commence déjà à être serré).

Bien sûr, ça pourrait être un peu mieux, en particulier le matin. Mais au lieu de chercher la cause dans la capacité trop importante des transports en commun, il faudrait peut-être la chercher dans leur remplissage. En effet, l'offre à Rouen est la même qu'à Strasbourg. Mais les strasbourgeois prennent 2 fois plus les transports en commun, entre autres grâce à une plus grande priorité qui leur est accordée, en tout cas, pas grâce aux tarifs qui ne sont pas moins chers.

Pour conclure, quand parlera-t-on des voitures qui roulent remplies à 20% de leur capacité en pleine heure de pointe?

20.01.2008

La nouvelle gare, suite

Voici un petit inventaire de sites auxquels nous avons échappé pour la nouvelle gare.

Rouen - Orléans : situé sur l'ancienne gare de triage de Rouen-Orléans, ce site a pour inconvénient majeur d'être en zone inondable. Par ailleurs, il était difficile à connecter aux transports en commun.

Rouen - Repainville : relique du projet de TGV Normandie, où la gare se serait trouvée grosso modo là où doit être construit l'écoquartier de Repainville. A l'époque où on voulait construire le TGV, il y avait une logique puisque la gare se trouvait au débouché de la LGV qui devait passer par le plateau du Vexin. Sinon, ce site, plutôt excentré par ailleurs, impose un rebroussement aux trains Paris - Le Havre et serait donc pénalisant.

Rouen - CHU : le site de l'ancienne gare du nord est assez séduisant au demeurant, mais il impose un rebroussement aux trains Paris - Le Havre comme le précédent projet, et surtout, il est relativement exigu.

Sotteville : très facile d'aménagement, mais aussi très excentré par rapport à Rouen. Il n'était bien évidemment pas question de faire une navette comme à Orléans ou à Tours, cela aurait créé une nouvelle contrainte pour les usagers.