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30.01.2008

Il y a-t-il un voyageur dans le TEOR?

En ce moment, il se murmure que le TEOR roulerait à vide (ou presque) dans le centre-ville, et qu'il faudrait donc le remplacer par des véhicules plus petits, en l'occurence des navettes électriques, qui seraient plus écologiques, en tout cas, sûrement pas plus économiques puisque le coût d'un minibus électrique est supérieur à celui d'un bus articulé.

Etant sceptique sur l'affirmation du TEOR a vide, je suis allé faire des comptages en heure creuse. Et voici les résultats :

- de 11h30 à 11h50 à Saint-Marc (j'ai arrêté avant les grosses sorties d'établissement scolaires), la fréquentation moyenne s'élevait à 20 personnes par bus, le minimum étant à 10 le maximum à 30

- de 15h à 15h30 au théâtre des arts la fréquentation moyenne s'élevait à 40, le minimum étant à 20 et le maximum à 60, les bus donnaient tous l'impression d'être remplis à part quelques exceptions

Sachant que la capacité d'un articulé est de 80 personnes (au delà, c'est théoriquement possible, mais difficilement tenable), les bus roulent au quart de leur capacité le matin à Saint-Marc et à mi-capacité l'après-midi au théâtre des arts. Ces chiffres ne sont pas si mauvais pour une heure creuse (d'autant plus que à 40 dans un bus articulé, on commence déjà à être serré).

Bien sûr, ça pourrait être un peu mieux, en particulier le matin. Mais au lieu de chercher la cause dans la capacité trop importante des transports en commun, il faudrait peut-être la chercher dans leur remplissage. En effet, l'offre à Rouen est la même qu'à Strasbourg. Mais les strasbourgeois prennent 2 fois plus les transports en commun, entre autres grâce à une plus grande priorité qui leur est accordée, en tout cas, pas grâce aux tarifs qui ne sont pas moins chers.

Pour conclure, quand parlera-t-on des voitures qui roulent remplies à 20% de leur capacité en pleine heure de pointe?

20.01.2008

La nouvelle gare, suite

Voici un petit inventaire de sites auxquels nous avons échappé pour la nouvelle gare.

Rouen - Orléans : situé sur l'ancienne gare de triage de Rouen-Orléans, ce site a pour inconvénient majeur d'être en zone inondable. Par ailleurs, il était difficile à connecter aux transports en commun.

Rouen - Repainville : relique du projet de TGV Normandie, où la gare se serait trouvée grosso modo là où doit être construit l'écoquartier de Repainville. A l'époque où on voulait construire le TGV, il y avait une logique puisque la gare se trouvait au débouché de la LGV qui devait passer par le plateau du Vexin. Sinon, ce site, plutôt excentré par ailleurs, impose un rebroussement aux trains Paris - Le Havre et serait donc pénalisant.

Rouen - CHU : le site de l'ancienne gare du nord est assez séduisant au demeurant, mais il impose un rebroussement aux trains Paris - Le Havre comme le précédent projet, et surtout, il est relativement exigu.

Sotteville : très facile d'aménagement, mais aussi très excentré par rapport à Rouen. Il n'était bien évidemment pas question de faire une navette comme à Orléans ou à Tours, cela aurait créé une nouvelle contrainte pour les usagers.

16.01.2008

La nouvelle gare à Rouen : oui, mais...

La nouvelle gare à Rouen, tout le monde en parle en cette période d'élection. Et pour cause, celle-ci est indispensable. L'actuelle gare est dans un site encaissé, coincée entre deux tunnels, et sa saturation est proche.

En effet, des potentiels de développement existent sur toutes les liaisons existantes, que ce soit vers Paris, vers le Havre, vers Caen, vers Dieppe, et vers Amiens. Il en existe aussi pour les liaisons périurbaines vers Yvetot, Elbeuf-Saint-Aubin, le Val-de-Reuil et Darnétal. Par ailleurs, certaines lignes réouvriront de manière probable à moyen terme comme Rouen - Elbeuf ville et Rouen - Evreux.

Seulement, il faut savoir raison garder. Le site retenu est celui de Rouen - Saint-Sever est bien sûr le plus pertinent, comparé à d'autres sites envisagés comme Rouen-Orléans qui est innondable et difficilement connectable au réseau urbain ou Sotteville qui est excentré.

Mais il faut raccorder cette gare à la ligne allant vers Le Havre et Dieppe, puisqu'il n'est pas question que les trains Paris - Le Havre fassent demi-tour dans cette gare, cela ferait perdre un certain temps aux usagers. Pour celà, il faut construire une ligne nouvelle, passant en tunnel sous la Seine, puis remontant pour aller se connecter avec la dite ligne.

Et c'est là le hic. Les cartes présentant un joli raccordement à Déville ne tiennent pas compte de la déclivité atteignant les 80 mètres. Or en arrivant sur une gare, si la pente est trop importante, la vitesse des trains est limitée à 30 km/h. Ce qui ferait aussi perdre pas mal de temps aux usagers venant du Havre, et nécessiterait par ailleurs des trains aptes à la montagne. A titre d'exemple, les trains Corail de la Maurienne sont tractés par deux locomotives d'une puissance équivalente à celle des corail Normandie.

Par ailleurs, se connecter à Déville nécessite de détruire beaucoup de maisons. Il faudra donc remonter en longeant l'A15 pour rejoindre la ligne existante à Malaunay. Ce n'est pas impossible, mais ça a un coût. La gare est estimée à 1 milliards d'euros en tenant compte des aménagements annexes dont fait partie cette nouvelle ligne. Ce qui veut dire qu'elle verra le jour dans 20 ans si tout va bien. D'ici là, il ne faudra surtout pas se retrancher derrière ce projet lointain pour laisser la situation du ferroviaire normand se dégrader par manque d'investissement.

04.01.2008

Des nouveautés sur le réseau de bus à partir du lundi 07 janvier

A partir de lundi, les horaires de lignes T2, T3, 4, 22 et 31 sont modifiés.

Les lignes T2 et T3 voient leurs horaires légèrement retouchés pour permettre certaines correspondances.

La ligne 22 est légèrement renforcée en période scolaire, mais voit sa fréquence diminuée en dehors.

La ligne 31 voit plusieurs départs créés pour mieux desservir le lycée des bruyères et le lycée val de seine.

Enfin, la ligne 4 voit son offre très nettement améliorée. Cette amélioration concerne essentiellement les périodes creuses : le soir, les vacances scolaires, les samedis (on passe de un bus toutes les 13 minutes à un bus toutes les 11 minutes l'après-midi) et les dimanches (on passe de un bus toutes les 30 minutes à un bus toutes les 20 minutes l'après-midi).

Il est vrai concernant cette dernière que la fréquentation est au rendez-vous, y compris lors des périodes creuses. Je ne peux en tant qu'usager de cette ligne que me réjouir de ces améliorations. Je formule néanmoins un voeu pour cette année : des couloirs de bus supplémentaires pour que la régularité soit améliorée.

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