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09.12.2007

Plus de pouvoir d'achat, mais pour acheter quoi déjà?

Des mesures phares ont été annoncées récemment par le gouvernement. Des mesures qui partent d'un bon sentiment, qui est de donner aux français plus de pouvoir d'achat. Mais en fait, pourquoi les français ont-il perdu du pouvoir d'achat? Bien sûr, il est vrai que les salaires ont insuffisamment augmenté.

Mais avant toute chose, la hausse des prix est responsable de cet état de fait. En faisant une analyse de ce qui a augmenté, on trouve trois postes importants : le logement, l'énergie (essence, gaz...) et l'alimentation. Les causes des augmentations de prix dans ces domaines sont simples : il y a un décalage entre l'offre et la demande.

Tout d'abord en matière de logement. Là, il n'y a pas de secret, si on veut pouvoir loger tout le monde sans exiler une partie de ménages défavorisés à 50 km des centres urbains, il faut faire de la densité. Bien sûr, les barres d'immeubles des années 60 sont à bannir, la référence est à trouver aux Pays-Bas où la densité est très élevée avec de petits immeubles et des maisons de ville.

Ensuite, en matière d'énergie, la problème est mondial. Et là, si on ne fait rien en rejetant la faute sur les américains et les chinois, on va tout droit dans le mur. Premièrement, notre pouvoir de pression sur eux est faible. Deuxièmement, il existe d'immenses possibilités d'économiser l'énergie sans bouleverser notre mode de vie. Que ce soit par l'isolation des logements ou le développement des transports autres que la voiture individuelle (grosse consommatrice d'énergie de manière structurelle, on gagnera que des miettes en améliorant les moteurs).

Enfin, en matière d'agriculture, le problème est aussi mondial, mais là, on peut faire le pari de manger à la fois moins cher, plus écologique et meilleur pour la santé. D'abord, les occidentaux mangent trop de viande. C'est mauvais pour la santé, et également pour l'environnement, puisqu'il faut beaucoup de terres agricoles et d'énergie pour produire de la viande. Les agrocarburants sont également à bannir si on veut pouvoir manger à notre faim, puisqu'ils entretiennent la demande en denrées alimentaires, donc font monter leur prix.

Soutenir la demande risque de ne servir à rien. Indépendemment de toute considération sur les effets immédiats des mesures du gouvernement, les français risquent de devoir travailler plus pour payer des choses qui demain seront devenues tout simplement plus chères.

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